Plans : Grossfeld PAP

Le centre commercial

Le chantier, initié à l'été 2015, doit se conclure en octobre 2018, date prévue de l'inauguration du Centre.

Novembre 2015 : les pelleteuses à 22 mètres de profondeur

Le 12 novembre 2015, une visite de chantier montre l'avancée des travaux, après quelques mois de travail : les engins atteignent le niveau le plus bas, situé à 22 mètres sous la surface du sol. Le parking -4 prendra ses quartiers à cette hauteur.

Dans le même temps, la première trémie d'accès aux parkings avance : il s'agit de celle qui reliera le Centre à l'actuel rond-point Gluck.

Vue générale du site ; vues de la trémie reliant le Centre à l'actuel rond-point Gluck. Photos : Chris Karaba

C'est le projet de l'architecte luxembourgeoise Tatiana Fabeck qui a été sélectionné pour « l'îlot C », c'est-à-dire le bloc le plus imposant du futur quartier situé sur le Ban de Gasperich : un projet urbain dans un nouveau quartier, comme le résume Philippe Provost, directeur général projet chez LCO, coentreprise entre Promobe et Immochan.

Les travaux de terrassement ont déjà commencé et la construction du plus grand centre commercial du Luxembourg doit débuter au printemps 2016. La livraison, elle, est programmée pour octobre 2018, dans moins de trois ans.

Du niveau -4 au quatorzième étage

Quatre niveaux de parking sont prévus en sous-sol avec, au total, 2.850 places, dont 250 réservées aux habitants des deux tours. Ces derniers auront accès à leur parking et leur cave après passage d'un sas, leur garantissant une sécurité. Ces 250 places seront réparties sur les quatre niveaux.

Le parking disposera de trois entrées, et chacune mènera directement vers un plateau spécifique, selon une logique déjà opérante à Auchan Kirchberg. L'entrée depuis l'autoroute A3 mènera vers deux plateaux, celles depuis l'actuel rond-point Gluck et depuis la route d'Esch auront elles aussi leur plateau dédié. Une manière de gérer les flux pour que chacun puisse se garer rapidement. Plusieurs « travelators » permettront d'accéder à l'hypermarché.

Vue du projet depuis l'entrée piétonne, à l'angle des boulevards Raiffeisen et Kockelscheuer ; vues de la galerie commerciale.
Sources : LCO - Grossfeld PAP

Depuis la rue, il faudra descendre quelques marches pour accéder au niveau de l'hypermarché, enterré d'un demi-étage, ou monter quelques marches pour atteindre le premier des deux niveaux de la galerie commerciale. L'ensemble (hypermarché et galerie) occupera 75.000 m², soit environ 25.000 m² par niveau.

Au-dessus, les tours commenceront par un étage polyvalent, puis elles abriteront les appartements.

Un hypermarché « nouvelle génération »

Au total, Auchan occupera 12.850 mètres carrés, sans compter l'espace dédié à la réserve et aux quelques commerces qui feront face aux caisses. Auchan sera seul propriétaire de sa « coque ». Tous les autres emplacements – les unités de la galerie commerciale – seront louées au propriétaire, LCO.

Auchan promet de créer un hypermarché « nouvelle génération ». Reste à savoir ce que réserve un tel concept. Dimitri Collignon, leasing manager chez LCO, précise que l'hypermarché devrait notamment développer une « halle gourmande » qui renforcera l'impression de déambuler au cœur d'un véritable marché. Autres éléments connus : le parking comportera un « drink shop » et l'actuel « Auchan Drive », situé à proximité du supermarché Colruyt, sera maintenu à cet emplacement.

La galerie : quinze restaurants à l'étage

Hors espaces de circulation, les surfaces louées se montent à 37.000 m², répartis en 130 enseignes. Ce chiffre n'est toutefois pas définitif puisque la commercialisation commence la semaine prochaine, à Cannes, et pourra osciller entre 120 et 140 unités. A titre de comparaison, la galerie commerciale à Auchan Kirchberg comporte 71 unités.

« Le luxe reste l'apanage du centre-ville, mais le centre commercial se veut haut de gamme », indique Dimitri Collignon : le premier niveau, situé au-dessus de l’hypermarché, présentera des niveaux de gamme « moyen à moyen plus » avec des vitrines de prêt-à-porter, loisirs, jeux et jouets.

Le second niveau sera « l'étage le plus noble » avec des enseignes haut de gamme « typées centre-ville ». Et les concepteurs veilleront, au côté de marques internationales, locomotives nécessaires, à la présence d'enseignes luxembourgeoises : « On veut un centre luxembourgeois », insiste M. Collignon.

Ce niveau accueillera enfin un « food hall » comportant une quinzaine de restaurants et qui sera ouvert toute la journée, même après la fermeture de l'hypermarché : de quoi compenser l'offre en matière de restauration dans la zone de la Cloche d'Or, à l'heure actuelle déjà insuffisante.

Les tours d'habitation : aux derniers étages, des espaces à la carte

De cette maquette à l'aspect définitif des façades, quelques mois ont passé.
Vues depuis l'entrée piétonne, la sortie autoroute, le long du bd. Kockelscheuer et enfin du bd. Raiffeisen.

Les tours disposeront d'un premier niveau dit polyvalent, qui pourra accueillir des services dédiés aux logements ou des activités ouvertes au public telles que fitness, thalasso, etc. A l'heure actuelle, ce choix n'est pas encore tranché.

Au-dessus, quelque 220 appartements seront aménagés, avec une majorité comportant deux chambres puis, dans une moindre proportion, des appartements trois chambres et, enfin, peu d'appartements avec une seule chambre, selon le concept actuel. Tous les appartements seront vendus ; il n'y aura donc pas de location. Le prix du mètre carré sera « au-delà de 6.000 euros », avance Philippe Provost. Il sera susceptible de monter si l'étage polyvalent est strictement réservé aux habitants. La commercialisation sera lancée au printemps 2016.

Plus on monte, plus il sera envisageable de créer un espace à la carte avec, dans le dernier tiers, des logements qui pourraient aller de 120 à 200 m². Il n'y aura, en revanche, pas de duplex.

Mais nul besoin d'accéder au quatorzième étage – les tours culmineront à 60 mètres de hauteur – pour jouir d'une vue sur l'ensemble de la ville : les appartements situés à mi-hauteur devraient eux aussi en bénéficier.

Un centre qui vise plus de dix millions de clients

Les promoteurs visent 10,4 millions de visiteurs annuels. La zone de chalandise, soit la zone géographique d'influence d'où provient la majorité de la clientèle, totalise 1,4 million d'habitants : ceux qui gravitent dans un rayon de 45 minutes autour de la Cloche d'Or – un quart de ce marché potentiel est ainsi censé venir de France.

Reste, cependant, la sempiternelle question du trafic automobile : pour un centre commercial qui vivra notamment de l'accès par la voiture, tout l'enjeu sera que l'ensemble de l'expérience vécue par le client soit un succès, non seulement dans l'enceinte du centre mais également lorsqu'il s'agira d'y venir et d'en repartir.

PriceWaterhouseCoopers – Crystal Park

Le nouveau siège de PwC a été le premier à être mis en chantier, dès l'hiver 2012. Il est par conséquent, aujourd'hui, le tout premier bâtiment de ce nouveau quartier.

Photos : Guy Jallay, Gerry Huberty

Evolution du chantier, de février 2012 à novembre 2014, en passant par l'été et l'automne 2013

Le bâtiment a été inauguré fin 2014. Il accueille quelque 2.500 salariés, qui occupaient auparavant le bâtiment à l'angle de la route d'Esch et de la rue Kroll.

Le Crystal Park compte 30.000 m² d'espace de travail. Imaginé par le cabinet P.ARC - Partnership for Architecture, Itten + Brechbühl, Schemel Wirtz Architectes, il se caractérise par son enveloppe de verre et de bois qui recouvre l'ensemble du bâtiment. «Le Crystal Park fait la part belle aux espaces ouverts et lieux de meetings informels», explique Patrice Waltzing, associé et Corporate Services Leader chez PwC Luxembourg.

Les normes environnementales les plus strictes ont été respectées et le «Crystal Park» a obtenu la certification "haute qualité environnementale" britannique (BREEAM).

La chaleur émanant de la salle informatique est récupérée et fournit un tiers des besoins en chauffage du bâtiment.

Photos : Pierre Matgé, Tania Bettega, Chris Karaba

Un château d'eau futuriste

Les travaux de terrassement ont commencé fin 2015.

La Ville de Luxembourg a tranché, en février 2013, en faveur d'un projet architectural qui devrait être l'emblème future du ban de Gasperich, au sud de la capitale. Il s'agit d'un gigantesque château d'eau de 60 mètres de haut où seront stockés quelque mille mètres cubes d'eau.

Il sera immanquable. Planté au bord de l'A6 (l'autoroute d'Arlon), à proximité immédiate du bâtiment de la Post (Cloche d'Or) et pile en face du futur Stade de football national, ce monument a été dessiné par l'architecte Jim Clemes, en coopération avec le bureau Schroeder et associés, T/E/S/S Atelier d'ingénierie et Licht Kunst Licht AG.

Sources : Atelier d'architecture et de design Jim Clemes

Il sera visible de loin. Du fait de son imposante stature, il dépassera de plusieurs têtes tous les bâtiments à la ronde mais aussi du fait qu'il sera éclairé de l'intérieur. La nuit, l'enchevêtrement métallique rappelant inévitablement le fameux "nid d'oiseaux" du stade olympique de Pékin, sera illuminé de l'intérieur par un système de LED ultra-performant.

Un construction qui s'élève à près de neuf millions d'euros

Il permettra d'imaginer tous les scénarii de coloration. Et ne devrait «que» coûter 3.000 euros par an. La construction, elle, se chiffre à 8,7 millions d'euros.

Le nouveau monument au Sud de Luxembourg, n'est pas une fantaisie architecturale mais bien un château d'eau qui doit être construit rapidement pour répondre aux besoins croissants en eau. Il pourra stocker quelque mille mètres cubes.

Et ainsi créer la pression nécessaire pour alimenter demain les robinets des futurs hypermarché Auchan, Stade de football national, Campus francophone Vauban, Centre d'intervention et de secours ou siège de Deloitte pour ne citer qu'eux.

Mais ce château d'eau ne desservira pas seulement le Ban de Gasperich. Il alimentera également une partie des quartiers sud de la capitale, comme Cessange, Gasperich et Cloche d'Or. D'autant que l'actuel château d'eau «Tubishof» ne suit déjà plus la demande. Régulièrement des chutes de pression se font sentir à la sortie des robinets.

Ilot résidentiel

Un premier bloc (A1), avec vue directe sur le parc et un couloir écologique, doit être livré fin 2017, un second mi-2018.

85% du bloc A1, comprenant 180 logements, sont d'ores et déjà vendus.

Photos : Chris Karaba

Au total, quatre blocs d'immeubles résidentiels doivent voir le jour. Ils seront reliés par une grande place urbaine de 50 ares.

Cet îlot comptera environ 750 logements, de 45 à 160 m², répartis en quatre blocs de six à sept niveaux. 10% seront des logements à coût modéré. Ils disposeront de deux niveaux de parkings en sous-sol (environ 240 à 250 places par bloc).

Sur l'ensemble du site de la Cloche d'Or, ce sont au total 1.200 à 1.500 logements qui sont prévus, soit, à terme, quelque 3.000 habitants. Toutes les résidences bénéficieront d'un certificat de performance énergétique AAA (isolation thermique, performance énergétique, émissions de CO2). Le prix du mètre carré habitable – hors parking – avoisinera les 6.300 euros.

Source : Grossfeld PAP

Les immeubles culmineront à 22 mètres et les façades seront en pierre, de couleur sable.

Les plus grands appartements (quatre chambres, avec loggias ou terrasses, penthouses) devraient se situer dans les étages supérieurs.

Le dernier étage du bloc A1 disposera de terrasses (comme le bloc A2). Exemples d'aménagements intérieurs. Source : Grossfeld PAP

Quatre architectes différents ont été retenus – un par bloc – parmi lesquels Tatiana Fabeck.

Enfin, deux plaines de jeux se situeront à proximité directe des résidences.

En plus de ces logements, un hôtel est prévu dans le même quartier, mais pour ce dernier, on n'en est pour l'heure qu'à la phase du projet.

Maquette du projet ; détails du bloc A2. Source : Grossfeld PAP

Deloitte

Plus d'informations prochainement.

Le nouveau QG s'articulera autour de deux bâtiments, dont une tour qui culminera à 60 mètres (17 étages), et un autre bâtiment à 22 mètres. Une terrasse de 400 mètres carrés prendra place au cœur de la façade, découpée pour l'occasion. Le bâtiment doit être livré en octobre 2018.

Source : Grossfeld PAP

Alter Domus

Plus d'informations prochainement.

Le bâtiment culminera à 36 mètres de hauteur (onze étages). Il doit être livré en juillet 2018.

Source : Grossfeld PAP

Gare de Howald

Plus d'informations prochainement.

Les trains s'arrêteront à la gare périphérique, située à proximité de Cactus, dès 2017. Une plate-forme multimodale sera assemblée en 2019 pour une jonction avec le tram, dont le tracé jusqu'à la Cloche d'Or sera pleinement opérationnel en 2021.

Campus francophone

Les travaux de terrassement ont débuté fin 2015. Depuis le boulevard Raiffeisen, le campus se situe derrière le centre commercial.

Le campus francophone du Lycée Vauban attend quelque 2.300 élèves pour la rentrée 2017 / 2018.

Il sera domicilié rue Einstein et situé sur un terrain de 4,5 hectares en pente, entre le futur centre commercial et le nouveau Centre d'incendie et de secours de Luxembourg donnant directement sur le rond-point Gluck.

Photo : Romain Schanck ; source : avant-projet sommaire de décembre 2010

Les élèves pourront profiter d'un véritable Pôle sportif (construit sous la cour du lycée mais éclairé par la lumière du jour) constitué de "5 terrains de sports et de plusieurs salles polyvalentes pour faire du ping-pong, de la danse, des arts martiaux, etc.", expliquait fin 2013 le maître d'ouvrage délégué de l'ELFL (Ecole et lycée français du Luxembourg).

Autre particularité du futur campus: "On a prévu la construction d'un amphithéâtre multi-activités (sous la partie destinée à l'administration) pour enseigner, organiser des réunions de parents, des conférences ou pouvant servir à des représentations théâtrales. Il jouxtera une salle des fêtes", explique Bruno Lorrain.

Côté mobilité, le Campus francophone sera plutôt bien lôti puisqu'il se trouvera à proximité immédiate du futur Pôle d'échange de Howald et il est prévu que le tram s'arrête devant la porte! Les plans ne prévoient que 130 places de parking en souterrain.

Service Incendie

L'ensemble doit être livré en juin 2020. La construction est censée débuter en septembre 2016.

Le 30 juin 2004, un concours d’architecture avait été lancé et remporté en décembre 2004 par BLK2 Böge Lindner K2 Architekten. Le projet définitif a été élaboré de 2014 à 2015.

Le nouveau Centre national d’incendie et de secours (CNIS) regroupera sur un site unique la caserne des pompiers professionnels de la Ville de Luxembourg (actuellement située route d’Arlon), la Direction de l’Administration des services de secours (actuellement située rue Robert Stümper) avec le Central des secours d’urgence (CSU-112), l’École nationale de la protection civile (actuellement située à Schimpach), ainsi que l’École nationale des services d’incendie et de sauvetage (actuellement située à Niederfeulen).

Le nouveau CNIS sera implanté au 3, boulevard Kockelscheuer à Luxembourg-Gasperich, sur un terrain de 5,2 ha appartenant à la Ville de Luxembourg.

Le projet est divisé en deux zones :

Coût du projet

Zone I : 121.665.987,62 €

Zone II : 19.460.203,10 €

Illustrations : Böge Lindner K2 Architekten

Parc paysager

Pour l'heure, aucune information complémentaire au sujet de ce futur parc n'est disponible. Il doit cependant être terminé fin 2017.

Le parc couvrira 20 hectares, soit un quart de la surface totale du quartier.

Des bassins auront la fonction de grands réservoirs de rétention d'eau, permettant de contenir le ruissellement lors de fortes pluies. Cette fonction sera également assurée par les toitures végétalisées.

Le parc fera le lien entre le nouveau quartier et les zones résidentielles déjà existantes.

L'asile pour animaux restera à l'endroit où il se trouve actuellement.

Couloir écologique

Les premiers travaux ont commencé à l'automne 2015, à proximité du boulevard Raiffeisen. Sous ce dernier, un tunnel doit permettre aux piétons et cyclistes d'évoluer du nord au sud.

Photos : Chris Karaba

Ce couloir écologique, large d'une cinquantaine de mètres, va permettre de remettre à ciel ouvert le ruisseau Weierbach, jusqu'ici canalisé, qui rejoindra le Drosbach. Il doit être terminé à la même date que le parc paysager, fin 2017.

Une voie piétonne et cyclable traverseront l'ensemble dudit couloir.

Au sud, le long des axes autoroutiers, le quartier sera bouclé par une ceinture verte.

Dans une même veine écologique, les besoins en chauffage du quartier seront assurés par un réseau de chauffage urbain, dont la chaleur sera produite par l’incinérateur de déchets de Leudelange. Pour assurer le solde, une centrale de cogénération est en construction dans la zone.

Dans le même ordre d'idées, l'eau de pluie pourra être récupérée afin d'alimenter des installations sanitaires. Enfin, les toitures seront végétalisées, de telle manière à retenir l'eau de pluie pour éviter qu'elle se retrouve trop rapidement dans les réseaux. D'autant que la nature du sol empêche ce dernier de bien absorber les pluies : sous une couche d'argile, on trouve de la marne de Strassen, très imperméable.

Stade

La prospection archéologique du terrain qui sera traversé par futur boulevard Kockelscheuer s'est achevée mi-octobre 2015. La construction, elle, doit commencer début 2017 pour s'achever en 2019.

Photos : Maurice Fick

A terme, le long boulevard Kockelscheuer qui traverse le Ban de Gasperich permettra d'accéder directement à ces nouvelles infrastructures en passant au-dessus de l'autoroute d'Arlon. C'est la portion du futur boulevard entre la limite formée par l'A6 et le futur carrefour -moins d' 1 kilomètre- qui a été fouillé ces derniers jours.

«On avait six jours pour prospecter les 4 hectares», explique Julien Biver, archéologue auprès d'Archéo Constructions, dont la mission consistait à positionner les 21 tranchées de 50 mètres de long de telle sorte qu'elles permettent d'ouvrir 1.000 mètres carrés de terrain et de regarder dans les entrailles des terres agricoles.

Bilan: «Le diagnostique est négatif». Les sondages ont permis de mettre au jour quelques fragments de céramique protohistorique, des morceaux de poterie des deux siècles derniers, des fossiles courants, «mais pas de bâtiment, fosse ou fondation», résume l'archéologue. Le feu est donc au vert pour les Ponts et Chaussées. Si tout va bien, les travaux de construction du futur axe démarreront au printemps 2016.

La viabilisation du terrain «Lentille» (Lot 3 du Ban de Gasperich) coûtera tout de même 4,91 millions d'euros à l'Etat.

Le futur stade national de football et de rugby pourra accueillir 9.595 places assises et couvertes. Il sera achevé début 2019 et coûtera la bagatelle des 58,1 millions d'euros. C'est bien plus qu'annoncé initialement.

Source : gmp/BENG

Son emplacement, entre la Cloche d'Or et Kockelscheuer, juste au bord de l'A6 (l'autoroute d'Arlon) avait été révélé en février 2014 en présence des ministres des Sports et du Développement durable et des Infrastructures, de la bourgmestre de Luxembourg et du président de la Fédération luxembourgeoise de football (FLF).

«C'est un terrain pensé pour le foot et le rugby. Il comporte 9.595 places couvertes, avec des espaces VIP, des kiosques, un businessclub, des locaux pour la presse, des vestiaires et tous les aménagements alentours pour la sécurité», expliquait à l'été 2015 Martine Vermast, directrice de l'Administration de l'architecte à la Ville de Luxembourg.

Les bureaux d'architecture du groupement Gerkan, Marg + Partner (Hambourg) et le bureau d'architectes luxembourgeois Beng (Esch-sur-Alzette) assureront la maîtrise d'oeuvre globale.

Au côté du stade, un P & R de 1.950 places jouxtera par ailleurs le terminus du tram.

Aux 58,16 millions pour le stade s'ajoutent 4,91 millions d'euros pour viabiliser le terrain «Lentille» (Lot 3 du Ban de Gasperich), pris en charge par la Ville. Et 1,49 million d'euros pour la déviation provisoire du CR 186. S'y ajoutera encore le coût du futur pont qui traversa l'A6 pour aller du Ban de Gasperich vers le stade et sur lequel passera, demain, le Tram.

Bâtiment Drosbach

Photos du chantier prises en février 2008.

Photos : Marc Wilwert

La Commission européenne est désormais très présente sur le site de l'actuelle Cloche d'Or, avec des bureaux dans les bâtiments Europaforum, HITEC, Drosbach et, dernièrement, Laccolith et Ariane.

Environ 500 personnes travaillent pour la Commission dans l'enceinte du Drosbach, dans les services suivants :

Photos : Romain Schanck, Dominique Nauroy

Premier quartier Cloche d'Or

Plus d'informations prochainement.

Gasperich était, autrefois, la limite sud de la capitale, et a conservé pendant longtemps un caractère rural. L'urbanisation l'a depuis dépassé, avec la création du premier quartier de la Cloche d'Or.

Photos : le bâtiment de la quincaillerie Printz ; le garage Renault, l'un des premiers bâtiments à être érigé sur le site ; la zone d'activité Cloche d'Or en 1987.

Une piscine tombée en désuétude

A l'emplacement d'Oberweis et du Compter des Fers et Métaux se trouvait auparavant une piscine. La piscine et le restaurant "La Cloche d'Or" ont donné par la suite leur nom à tout le quartier.

Mais le prix du mètre carré ne fut bientôt plus en adéquation et le restaurant mit la clé sous la porte. La piscine fut par la suite démolie.

Photos de la piscine et du restaurant.

La route d'Esch prépare sa renaissance

194 > 204 route d'Esch

Les bâtiments ont été détruits à l'été 2015.

Un accord de principe avec la Ville sur l'implantation et la volumétrie avait au préalable été acté.

Photos : Dominique Nauroy – prises de vue : mars et septembre 2015

155 > 141 route d'Esch

Les bâtiments ont été détruits au printemps 2015.

Photos : Google Streetview, Dominique Nauroy – prises de vue : septembre 2009, mars et septembre 2015

Au coin de la route d'Esch et de la rue de Gasperich

L'immeuble d'angle est celui où les travaux sont actuellement le plus avancés.

Photos : Dominique Nauroy, Guy Jallay – prises de vue : mars, septembre, novembre 2015

262 > 270 route d'Esch

Les immeubles ont été détruits au printemps et à l'été 2015.

Photos : Dominique Nauroy – prises de vue : mars et octobre 2015

194 > 204 route d'Esch

Les nouveaux bâtiments seront en retrait pour permettre d'élargir la voie, précise Bert Burelbach, au service de l'Urbanisme de la Ville de Luxembourg. Ils doivent comporter 4,8 niveaux (un rez-de-chaussée, trois étages plus un étage en retrait, sous combles) et seront donc plus hauts que les maisons actuelles. L'immeuble de coin, à l'emplacement de l'ancien photographe (numéro 204), comportera cinq niveaux.

155 > 141 route d'Esch

Une autorisation de bâtir a été délivrée pour le numéro 155. Vu la nature pentue du terrain, une étude géotechnique a été liée au dossier. Neuf logements et deux commerces sont prévus.

Un accord de principe existe pour les numéros 141 à 145, qui seront réunis : les nouveaux bâtiments accueilleront des espaces commerciaux, administratifs et résidentiels.

Il existe enfin un projet pour bâtir entre le numéro 145 et le numéro 153 : à cet endroit, le terrain ne présente actuellement aucune construction.

Pour l'ensemble de cette section de rue, y compris le numéro 137 actuellement en construction, le promoteur est Immo Future. Comme pour les autres projets immobiliers, les façades seront reculées pour permettre d'élargir la voie.

Au coin de la route d'Esch et de la rue de Gasperich

Au croisement de la route d'Esch avec la rue de Gasperich, un autre projet a, lui, déjà commencé. Il s'agit d'un nouvel immeuble commercial et résidentiel, qui fera l'angle. 63 logements y sont prévus et 259 mètres carrés de commerces. L'ensemble est enfin conçu pour accueillir 67 stationnements en sous-sol.

Image du futur immeuble. Images : Marc Gubbini architectes S.A.

262 > 270 route d'Esch

Entre la résidence Wermon II et la station essence Q8, le cabinet Giorgetti prévoit aussi un immeuble très important. La démolition doit avoir lieu en avril et le nouvel immeuble « Morgan » va prendre l'emplacement des actuels numéros 262 à 270. La construction devrait avoir lieu dans la foulée, au mois de mai 2016.

L'immeuble de 5,8 niveaux (un rez-de-chaussée, quatre étages plus un étage en retrait, sous combles) accueillera 700 m² de commerces, environ 1.800 m² de bureaux et 28 appartements de 47 à 138 m². Il disposera de deux sous-sols de garages. La hauteur des façade sera donc plus élevée qu'actuellement. L'immeuble sera reculé de cinq mètres par rapport aux façades actuelles et la rue sera, là également, élargie.

L'idée d'élargir la route chaque fois que c'est possible, donc dès qu'un nouveau projet immobilier se dessine, vise, à terme, à redessiner à terme les voies. Mais c'est un but qui va se poursuivre sur plusieurs décennies, et « il faut aussi tenir compte des immeubles qu'on ne peut pas démolir », nuance M. Burelbach.

Une nouvelle rue carrossable contournera à terme l'actuel Delhaize, pour obliquer à gauche et revenir derrière l'immeuble « Morgan ». A l'endroit entre l'immeuble « Morgan » et l'actuel « Wermon II », il est prévu un passage piéton pour rejoindre la route d'Esch.

Image du futur immeuble. Images : groupe Giorgetti

Les boulevards

Les deux axes commencent aujourd'hui à prendre forme.

Ils devraient être opérationnels à l'automne 2018. Cependant, la section du boulevard Kockelscheuer située entre l'actuelle rue Raiffeisen et la rue Emile Bian est déjà créée. Le tram empruntera cette section. L'extension de ce boulevard vers le nouveau stade doit être en chantier à la mi-2016. A cette fin, un pont enjambant l'autoroute doit être construit.

La rue Raiffeisen va se transformer en un boulevard large de 48,5 mètres. Il sera divisé en plusieurs voies pour le transit automobile, les bus et comportera des voies de dessertes, à l'instar de ce qui existe aujourd'hui au Kirchberg.

Cet axe croisera le boulevard Kockelscheuer, d'une largeur de 41 mètres, qui commencera au niveau de l'actuel rond-point Gluck pour se poursuivre jusqu'au château d'eau. Dans une phase ultérieure, il sera prolongé jusqu'au nouveau stade.

Introduction

Dans trois ans, la capitale jouira d'un nouveau quartier au sud, mixant résidentiel et bureaux, autour du plus grand centre commercial du pays, et du Lycée Vauban.

Les promoteurs y attendent quelque 3.000 habitants et 20.000 travailleurs, sans compter les clients des commerces.

L'ensemble du site couvre 80 hectares. L'accent a été mis sur la mobilité douce (tram, gare d'interconnexion, pistes cyclables séparées du trafic sur les boulevards, présentes également dans les rues secondaires et le long du couloir écologique). Le stationnement, en revanche, sera réduit à 230 emplacements le long des axes secondaires. Les P+R du futur stade (1.950 places), du futur centre commercial (2.850 places) et l'actuel P+R Luxembourg Sud (880 places) seront reliés aux transports en commun.

En comptant trottoirs, pistes cyclables, voies propres pour le tram, voies dédiées à la circulation automobile et voies de desserte vers les immeubles, la largeur des boulevards Raiffeissen et Kockelscheuer atteindra 48 mètres de largeur.

Deux accès autoroutiers sont prévus : depuis l'actuel rond-point Gluck et depuis la bretelle d'entrée actuelle (qui sera remodelée).

Les étapes majeures du projet

© wort.lu – Dominique Nauroy