Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Ces derniers mois, nous avons dû réitérer à plusieurs reprises qu'il est primordial de respecter la distanciation sociale.

Ce terme a été intégré dans notre langage et nous parlons de "distance sociale" dans un sens où il s'agit de faire attention les uns aux autres. Cela ne pouvait pas être plus contradictoire.

En réalité, nous nous sommes rapprochés les uns des autres dans nos réflexions et nos actions dans notre pays et il y a eu des moments ces derniers mois où on pouvait le ressentir très clairement.

On pouvait sentir et voir à quel point la solidarité entre les gens est grande et profonde quand ça compte.

Aucune distinction n'a été faite entre ceux qui vivent ici et ceux des pays voisins qui viennent travailler chez nous. Il y a eu des initiatives spontanées de particuliers qui s'occupaient de leurs voisins, d'associations et de groupes spontanés qui se sont formés sur les réseaux sociaux. La famille comme lieu de proximité humaine, d'amour et de sécurité a pris un tout nouveau sens.

En même temps, il y avait le côté obscur de la peur et de la détresse, de la pression mentale, de la maladie, de la tristesse et du désespoir.

Nous devons garder le bon des dernières semaines et essayer d'éviter le mal à l'avenir.

Il est donc primordial, notre survie en dépend, que nous fassions preuve de solidarité, que nous l'endurions et que nous nous rappelions d'être prudents.

Tout dépendra des semaines à venir. Cela dépend de notre vigilance. Cela dépend de nous. Nous déterminons nous-mêmes en bonne partie comment nous organisons notre vie quotidienne, ce à quoi nous attachons de l'importance et ce dont nous pouvons nous passer.

Il est désormais important de désister encore plus souvent afin de pouvoir en profiter plus tard.