Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Le nombre de nouvelles infections a encore augmenté ces derniers jours.

Nous sommes alarmés, mais pas choqués.

Il fallait s'y attendre, et nous l'avions aussi dit, que les chiffres risquent d'augmenter à nouveau en automne. Il est important de faire une analyse en détail et de ne pas seulement regarder les chiffres bruts. La moyenne d'âge joue un rôle principal, comme déjà indiqué.

Ainsi, et cela se confirme, ce sont surtout les jeunes qui ont testé positifs, tandis que les chiffres concernant les personnes âgées restent très faibles.

Nous sommes à 4% de cas positifs dans la catégorie d'âge critique des personnes au-dessus de 80 ans, la semaine dernière le taux était à 3,3% et la semaine encore d'avant il était à 5,5%. Il est donc stable à un niveau relativement bas.

La moyenne d'âge des personnes testées positives a baissé encore légèrement cette semaine à 36,8 ans.

Il faut continuer à assurer cette situation, car elle a un impact direct sur le chiffre de l'évolution des maladies plus graves.

46 patients sont hospitalisés avec COVID-19, 2 personnes sont en soins intensifs. Par contre, la semaine passée, il y a eu 6 nouveaux décès. Auxquels s'est ajouté un de plus encore hier.

La situation est grave, mais il n'y a pas de raison non plus d'agir dans la hâte.

Nous voulons éviter à tout prix des situations plus dramatiques et ceci ne veut pas seulement dire que nous voulons et souhaitons éviter un lockdown ou des fermetures sectorielles.

Un nombre élevé de nouvelles infections engendre, même sans fermetures obligatoires, une détérioration du fonctionnement quotidien de beaucoup de secteurs, entreprises et domaines.

Je répète. Nous devons redoubler de rigueur et veiller l'un sur l'autre.

Le virus domine la situation actuelle et notre actualité, mais le gouvernement n'a pas travaillé les mois passés et ne travaillera pas les mois prochains exclusivement pour la lutte contre cette pandémie.

Nous avons le projet de développer le Luxembourg, de maintenir notre qualité de vie et de faire face aux défis qui se révèlent à notre pays, à notre économie et à notre environnement.

Nous tenons à ce projet.

Cela comprend un volet qui nous a occupé avant la crise actuelle et qui est resté dans la mémoire. Je l'ai souligné l'année passée à ce même endroit et il n'est pas devenu moins grave: le changement climatique est le plus grand défi de notre époque. Nous nous devons non seulement aux générations futures d'agir maintenant! Et depuis longtemps, il ne concerne plus seulement les personnes qui habitent l'hémisphère sud de notre planète.

Égoïsme n'est pas un noble trait de caractère, mais même en voulant être égoïste, il fallait agir. Rapidement et de façon déterminée!

Les sécheresses deviennent de plus en plus graves d'une année à l'autre, les catastrophes naturelles, les inondations, les puissantes tempêtes et les feux de forêts de plus en plus réguliers. Il est grand temps de renforcer nos efforts à contrebalancer ces situations.

Nous avons entamé les premières mesures au début de cette année et voté le PNEC, le Plan national intégré en matière d'énergie et de climat. Ce plan est un élément essentiel afin d'atteindre nos objectifs ambitieux. Nous voulons réduire jusqu'en 2030 les émissions de carbone de 55%, augmenter les énérgies renouvelables dans le mix national d'énérgie à 25% et accroître l'efficience énergétique de 40 à 44%. Ce sont des objectifs ambitieux, mais il ne s'agit pas seulement de valeurs théoriques. Il s'agit d'un but réel et réaliste à atteindre.

Nous n'avons pas de temps à perdre. Il n'y a pas de retour en arrière, mais nous continuons à créer des incitations fiscales et financières, qui soutiennent une transition vers des technologies plus écologiques. D'un côté nous suivons le principe du pollueur-payeur et imposons des taxes sur les émissions de carbone afin d'investir ces fonds dans des projets écologiques.

C'est le principe de la solidarité écologique.

Cette contribution s'élèvera à 20 euros par tonne de CO2 en 2021, puis à 25 euros en 2022 et à 30 euros en 2023.

Concrètement, cela veut dire une hausse de 5 cents sur les droits d'accise sur le diesel et l'essence pour l'année 2021.

Il ne s'agit pas de créer de nouvelles recettes avec cette mesure. Il ne s'agit pas non plus d'une nouvelle taxe d'impôt, mais d'un système négocié et accordé au niveau européen.

Il s'agit surtout de lancer le signal que le Luxembourg respecte sérieusement ses objectifs climatiques.

La politique climatique va de pair pour nous avec l'égalité sociale et c'est pour cette raison que nous prévoyons des mesures de compensation pour les membres les plus faibles de notre société, qui risqueraient d'être particulièrement pris par une imposition. Nous déchargeons ceux qui en ont besoin par deux voies:

Premièrement, nous instaurons, parallèlement à la taxe de carbone, un crédit d'impôt pour salariés, pour indépendants et pour personnes retraitées à un montant de 96 euros par an; et deuxièmement, nous augmentons durablement l'allocation à la vie chère de 10%.

Ainsi nous amortissons l'impact pour les personnes qui ne peuvent pas se permettre de vivre ou de se déplacer à la même vitesse que d'autres dans un contexte plus écologique.

Avec l'argent obtenu par les taxes imposées sur les émissions de carbone des primes sont financées dont chacun peut en profiter dans la même mesure. Les primes qui existent déjà ont connu un succès énorme dans les mois passés.

Surtout au niveau de la mobilité, les vélos ont connu un vrai boom avec les vélos électriques, mais aussi les voitures électriques ont eu leur succès.

Au cours d'une année, 13.500 demandes ont été soumises pour des vélos normaux et 10.000 demandes pour des vélos électriques. La moitié des dossiers ont été traités jusqu'à présent.

Depuis nos incentives supplémentaires dans le cadre des mesures de la relance économique, le nombre des demandes s'est multiplié par 10.

Le nombre des demandes pour les voitures électriques a augmenté aussi au cours des 3 derniers mois et il y en avait plus que pour la totalité de l'année précédente. Il y a eu environ 1.100 demandes, dont la majorité ont déjà été traitées et payées.

Jamais auparavant les personnes se sont intéressées autant à rénover leur maison énergétiquement, à installer un système photovoltaïque ou à changer leur chauffage en système plus efficient.

Mais la volonté dépasse aussi les maisons individuelles et les personnes investissent, par exemple, dans des systèmes photovoltaïques plus grands, qui fonctionnent dans des coopératives.

Ainsi, l'année dernière, le nombre des installation de systèmes photovoltaïques a triplé par rapport aux années précédentes. Plus de 200.000 personnes sont approvisionnées par l'énergie éolienne au Luxembourg.

Nous devons prendre garde de ce que nous avons, car cela appartient à nous tous.

C'est un effort collectif et chacun joue un rôle principal. Un acteur que nous ne devons pas oublier est l'agriculture.

Depuis quelques mois beaucoup de personnes se posent des questions, que nous ne nous sommes pas posées depuis des décennies: produisons-nous assez de produits alimentaires au Luxembourg pour pouvoir approvisionner la population si le transport de marchandises international s'arrête? D'un moment à l'autre, les personnes ont réfléchi et agi de manière plus locale à nouveau.

Il s'agit d'un des aspects positifs de cette période difficile, le fait que nous avons appris à nous rencentrer sur ce qui est plus près de nous.

Le gouvernement soutient cette approche et, quand il organisera au cours de ce mois le "Landwirtschaftsdësch", elle sera un des sujets principaux. Nous voulons renforcer la production locale et aider à faire avancer les changements vers une production plus biologique. Le plan d'action PAN Bio 2025 a été mis en place avec l'ambition de cultiver jusqu'en 2025 un cinquième des territoires agricoles selon les critères biologiques et d'assurer que les produits sont commercialisés sur le marché local.

Nous nous sommes engagés à une utilisation responsable des ressources et ceci dans tous les domaines, dans notre quotidien, pour les investissements publics et la diversification agricole.

Nous sommes tous d'accord au sein du gouvernement que dans un cadre écologique, l'impact de notre économie sur notre environnement doit jouer un rôle central.

C'est évident et nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que nous ne pouvons pas vivre au-dessus de nos moyens. Nous n'avons pas commencé depuis peu à diversifier l'économie dans ce sens et à nous concentrer spécialement sur des éléments comme l'économie circulaire ou l'innovation dans l'industrie.

Par exemple, l'Automotive Campus Bissen a été planifié, développé et construit selon des règles de l'économie circulaire. Cette philosophie est poursuivie avec détermination. Le gouvernement travaille actuellement sur une stratégie visant à renforcer et à établir l'économie par le biais de nouveaux projets concrets.

En même temps, nous devons faire avancer l'innovation dans les entreprises déjà établies, les aider à se développer et se préparer aux futurs défis. La prévisibilité est importante, non seulement pour les entreprises qui se sont déjà installées au Luxembourg, mais aussi pour celles qui sont intéressées à le faire ou qui se sont déjà engagées à investir chez nous.

Nous avons la responsabilité de créer un cadre légal et des directives qui reflètent nos ambitions - un traitement responsable de nos ressources et le maintien de notre qualité de vie.

Ceci n'est pas contradictoire avec le développement industriel.

Dès le moment lors duquel une entreprise décide de s'installer au Luxembourg et qu'elle respecte le cadre légal, il est important d'assumer la responsabilité de ce qui compte.

Afin d'éviter des malentendus et des divergences dans le futur, des mécanismes sont utilisés pour évaluer dès le début un projet industriel et vérifier s'il est compatible avec les critères que nous nous sommes donnés. Si la réponse à cette question est oui, elle reste oui.

Nous vivons sur un territoire limité, avec des ressources qui sont limitées par le cadre de ce que nous pouvons exiger de nous-mêmes et de notre environnement.

C'est pour cette raison qu'il est essentiel d'effectuer un aménagement territorial cohérent et réfléchi, qui sera établi avec la participation des citoyens et mis en œuvre en dialogue avec les communes.

Voici le but du nouveau processus "Luxembourg in Transition" qui vient d'être lancé cette année. L'application des quatre Plans sectoriels est encore prévue pour cette année et nous sommes en train d'élaborer un schéma pour coordonner l'aménagement du territoire au-delà de nos frontières, schéma qui sera concrétisé cette année. Il faut que nous pensions et agissions en dehors des sentiers battus, et c'est donc ce que nous ferons.

Voici une autre leçon que nous avons tiré de la crise actuelle.

Tout seuls, nous ne sommes plus à même de surmonter des crises. Mais c'est aussi en dehors des temps de crise, dans notre vie quotidienne, que nous comptons sur ceux qui viennent de l'étranger pour travailler, habiter et vivre avec nous, devenant ainsi une partie de notre société. C'est un atout et une nécessité qui nous enrichit.

Il faut que nous soyons plus reconnaissants dans ce domaine. Ceci concerne notamment les accords avec nos pays voisins dans les domaines de la fiscalité et de la sécurité sociale pour les salariés frontaliers, où des solutions simples ont été trouvées dans la crise pour permettre d'effectuer du télétravail sur une durée plus longue.

Ceci concerne aussi la mobilité. Il faut que nous gardions un niveau élevé d'investissements pour améliorer la situation. C'est pourquoi l'expansion du réseau ferroviaire n'est pas mise en question. Le nouveau tronçon entre Bettembourg et Luxembourg-Ville, tout comme l'agrandissement de la Gare de Luxembourg de 9 à 13 quais et la commande de 34 nouvelles automotrices, sont des clés de voûte pour améliorer la situation du transport ferroviaire.

Jusqu'en 2024, la capacité sera augmentée de 25.500 à 38.000 – une différence qui se fera remarquer par les passagers.

Nos investissements et considérations dépassent les projets actuellement envisagés.

Ceci concerne notamment l'extension du tram en direction de Merl et Cessange, respectivement Strassen. Nous investirons davantage dans des pistes cyclables. Pour l'instant, 258km de pistes cyclables sont en planification et des études sont en cours pour 148km supplémentaires.

Les investissements dans la construction de routes seront poursuivis, notamment l'extension de l'A3 sur trois voies entre la Croix de Gasperich et la frontière. Il y a une énorme pression sur les transports publics et le réseau routier, avec un impact sur la qualité de vie, mais aussi sur la compétitivité. C'est d'autant plus difficile de convaincre les gens de venir travailler au Luxembourg s'ils perdent trop de temps à se rendre au travail et à retourner chez eux.

La pression sur le marché du logement continue à être très grande, un problème qui nous occupe depuis des années, pour ne pas dire des décennies, et pour de nombreuses raisons.

Il n'y a ni de solutions simples, ni de solution unique, mais il faudra plutôt une interaction entre une série de mesures qu'il faudra mettre en œuvre pour réduire la pression.

Un élément clé reste certainement une augmentation de l'offre et la création de logements abordables par les pouvoirs publics – par l'État, mais aussi par les communes.

Voilà pourquoi l'État se donne les moyens financiers nécessaires depuis un certain temps. La Société de logement étatique SNHBM a réussi à fournir 1.000 logements au marché pendant les 6 ans passés. Le Fonds de logement a réussi à créer 650 nouveaux logements dans la même période.

D'autres projets d'envergure sont en cours d'élaboration, comme notamment le projet novateur et contemporain Elmen dans la commune de Kehlen, où 750 logements seront construits, ou les deux projets majeurs sur les anciennes friches industrielles à Wiltz et à Dudelange. Nous continuons à investir et nous investissons systématiquement.

Par rapport à l'année en cours, nous avons prévu une hausse du budget du ministère du Logement de 11% en 2021.

Le contexte est notamment la création cette année du Fonds spécial du développement du logement, qui vient de présenter son premier rapport intermédiaire. Pour 2021, nous avons prévu 150 millions d'euros pour construire, mais aussi pour mettre en œuvre les objectifs du Pacte Logement 2.0.

Avec cet outil nous incitons de manière ciblée les communes à continuer leur soutien dans la création de logements abordables. Le Pacte Logement 2.0, que le gouvernement vient d'élaborer ensemble avec les communes, fournira les moyens nécessaires à cette fin: plus de fonds, un meilleur conseil et un accompagnement qualifié par le conseiller en logement nouvellement établi.

L'objectif de cet effort est que les pouvoirs publics sauront créer des logements abordables et qui restent abordables à long terme.

Cet effort considérable réduira la pression pour tous ceux et toutes celles qui se trouvent devant l'impossibilité d'acheter un logement sur le marché privé à des prix raisonnables.

Il nous faut aussi évaluer et mettre en cause les investissements et dépenses dans le domaine du logement d'un point de vue fiscal. C'est dans cet objectif que le gouvernement a décidé d'abolir les avantages fiscaux sur les Fonds immobiliers spéciaux.

Il y a un autre mécanisme qui ne remplit pas la fonction qui lui était originalement attribuée: l'Amortissement accéléré.

L'objectif de cette mesure était d'augmenter l'offre, donc d'inciter des personnes privées à investir dans le logement et de créer des logement supplémentaires. Cependant, nous constatons aujourd'hui qu'elle génère plutôt la demande, car des investisseurs agissent sur le marché pour acheter des logements existants afin de les louer. Ainsi, elle est devenue un facteur de la spéculation. Il faut freiner cette pratique et, en conséquence, l'année prochaine verra la diminution du taux d'amortissement de 6% à 5% et de la durée d'amortissement de 6 à 5 ans.

Pour des investisseurs qui détiennent des immeubles avec une valeur qui dépasse 1 million d'euros, le taux sera diminué à 4%.

Ces nouvelles règles s'appliquent à tout objet qui sera acheté après le 1 janvier 2021.

Les investissements dans la construction et le logement locatif – y compris des propriétaires privés – restent importants. Il faut que les investissements restent attractifs et qu'il y ait une sécurité de planification. En même temps, il faut veiller sur les développements et avoir le courage de reconsidérer des mesures contre-productives pour les retravailler.

Les communes sont un autre acteur important dans le cadre du logement. Elles devront continuer à investir dans la création de logements abordables, tout comme dans les infrastructures et le personnel.

Le gouvernement est conscient du fait que les séquelles de la crise de la COVID ont un impact sur les finances communales. Récemment, lors d'un échange avec le Syvicol, nous avons discuté entre autres des finances communales, ainsi que de la politique en général.

Nous estimons que toutes les communes combinées afficheront un déficit de 213 millions d'euros qui sera le résultat direct ou indirect de la crise actuelle. Ces calculs sont en partie encore théorétiques et estimatives, vu que nous ne disposons pas encore de toutes les données et que l'année n'est pas encore finie. Il est donc trop tôt pour pouvoir estimer l'impact réel.

Il est cependant essentiel pour les communes de rester opérationnelles pour pouvoir remplir leurs obligations. Nous les soutenons dans cet effort. Les subsides seront maintenus et nous avons procédé ponctuellement à des augmentations.

En outre, nous allons évaluer ce qui est approprié et nécessaire. Notamment, la Banque centrale procède à un bilan de la réforme des finances communales. Nous allons procéder à un débat ouvert du bilan dans la Chambre des députés, et nous allons l'analyser ensemble pour identifier où nous pourrons l'améliorer.

Pour nous c'est évident que le contact direct entre les pouvoirs publics et les citoyens passe par les communes, qui jouent un rôle central dans le fonctionnement de notre pays. Il faut qu'elles restent à même d'investir.

Tout comme l'État lui-même d'ailleurs. Jeudi, le ministre des Finances fournira plus d'explications sur les différents volets du budget pour l'année prochaine.

Je viens de souligner que le niveau d'investissements restera très élevé, et surpassera le niveau de cette année, comme conséquence du COVID.

Nous investissons dans l'avenir du pays. C'est aussi une politique qui sera menée dans l'intérêt des générations futures et qui évitera d'hypothéquer l'avenir. Nous investissons dans les infrastructures et nous investissons également dans les personnes.

L'état social est renforcé, les perspectives des enfants sont confirmées, le pouvoir d'achat est conservé et nous allons continuer à investir dans un État fort.

En ce qui concerne le personnel de la Fonction publique, nous n'allons pas économiser, comme convenu dans la tripartite.

Nous nous sommes engagés à pourvoir les postes qui restent libres – et nous avons convenu d'augmenter le personnel dans une série de secteurs, car cela est nécessaire.

Ceci concerne notamment le secteur de l'éducation, où il est nécessaire d'embaucher davantage de personnel pour éviter une pénurie d'enseignants. Ceci concerne aussi d'autres secteurs, dont bénéficieront citoyens et entreprises.

Nous avons besoin d'une Fonction publique forte.

Les filières courtes représentent un atout de notre pays, mais il faut qu'elles soient rapides et directes. La clé de leur succès réside dans un État fort.

Dans la crise, nous avons apprécié une administration, des services, des forces de l'ordre, une école et un secteur sanitaire bien pourvus, et donc nous allons continuer à y investir.

Ainsi, le gouvernement a retenu la création de quelque 1.000 postes l'année prochaine. S'ajoutent naturellement les remplacements d'agents qui partent à la retraite et la régularisation de contrats existants, qui feront presque doubler ce chiffre.

Nous allons également mettre un accent particulier sur la digitalisation, afin de fournir aux citoyens le meilleur service possible.

Depuis longtemps, le service aux citoyens a entré l'ère du digital. Entre janvier et septembre, 1,3 millions de démarches ont été effectuées par MyGuichet. Ce chiffre a triplé face à la même période de l'année passée. 27 nouvelles démarches ont été ajoutées à MyGuichet et le ministère de la Digitalisation poursuit ses travaux intensifs pour une extension des services. Dans les prochains mois, une nouvelle application mobile sera présentée, avec laquelle on pourra faire des démarches sur son smartphone. Nous travaillons également sur un site spécialisé qui permettra aux citoyens d'effectuer et suivre des demandes d'autorisations numériques, et d'y ajouter leurs remarques.

Cependant, tout le monde ne veut pas ou ne peut pas procéder de manière digitale, ce que nous respectons. Le "Plan national d'inclusion numérique" arrêtera une série de mesures pour que personne ne soit abandonné dans un monde digitalisé. La digitalisation est censée faciliter nos vies et représenter une plus-value. En aucun cas, elle ne devrait être un autre obstacle pour le citoyen.