Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Du point de vue économique et budgétaire, la situation au Luxembourg, comparée à celle de beaucoup d'autres pays du monde, est plutôt favorable. Nous profitons notamment du fait qu'une partie significative des activités qui ont une incidence directe sur nos recettes fiscales ont pu passer cette crise relativement bien et, entre autres grâce à une transition rapide au télétravail, n'étaient pas entièrement immobilisées, même pendant le lockdown.

Aussi maintenant, nous nous rendons compte que l'activité économique a bien démarré.

Avant la crise, en février de cette année, le taux de chômage se situait à 5,5%, le Statec avait initialement prévu un taux de 5,4% pour cette année ce que nous avons considéré à l'époque comme très réaliste.

Toutefois, à partir du mois de mars, la situation a changé rapidement, de 6,1% en mars à 7,0% en avril.

À ce moment-là, 20.209 personnes étaient inscrites à l'ADEM, une hausse de 31% dans une année.

Néanmoins, ce taux a commencé à baisser continuellement jusqu'à 6,4% en août.

Il y avait et il y a effectivement une légère reprise qui, selon le Statec, est essentiellement due au secteur Horesca.

Cependant, ce qui nous inquiète est le chômage des jeunes, qui sont particulièrement touchés par cette crise. Ceci est principalement dû au fait que justement durant cette période - donc avant, pendant et après l'été - ils arrivent sur le marché du travail et ont plus de difficultés à trouver un emploi.

À la date du 31 août 2020, 4.000 des 18.500 employés disponibles au Luxembourg ont moins de 30 ans - cela représente une hausse de 34,5% pendant une année.

Cela fait réfléchir et, par conséquent, des mesures spéciales ont été prises pour pallier cette situation.

L'aide à l'embauche a été reformée et étendue aux demandeurs d'emploi de moins de 45 ans, le stage à l'embauche sera ouvert aux jeunes de moins de 30 ans, et aussi pour le contrat de réinsertion l'âge minimum a été abaissé de 45 à 30 ans.

Le stage de professionnalisation est maintenant ouvert aux jeunes de moins de 30 ans.

Ces mesures représentent un soutien important dans la lutte contre le chômage des jeunes. Au cas où ces mesures se montrent insuffisantes, nous agirons avec fermeté. Nous ne permettrons pas un manque de perspectives des jeunes avec toutes les conséquences qui en résultent.

Le gouvernement ne reste pas spectateur, mais assume sa responsabilité et remplit son rôle de maintenir la paix sociale au Luxembourg. Il y a des personnes qui, en ces temps, doivent craindre perdre leur entreprise et leur emploi. C'est le cas en particulier pour les grands entreprises traditionnelles d'envergure nationale comme Arcelor-Mittal et Luxair, où le gouvernement est prêt à assumer, dans le cadre de tripartites sectorielles, une responsabilité sociale et à éviter des licenciements sous condition que le management agisse aussi de manière responsable.

Mais aussi le plan de maintien d'emploi de LUXGUARD implique des charges financières pour le fonds de l'emploi à long terme.

Mais nous avons aussi raison d'être confiants.

L'activité économique augmente à nouveau lentement. La confiance revient, chez les consommateurs tout comme chez les entreprises et les investisseurs.

Les marchés financiers se sont stabilisés, notre secteur financier - pilier de notre économie - fonctionne en dépit des contraintes de la distanciation sociale.

Déjà, les perspectives des finances publiques sont aujourd'hui un peu moins graves qu'en avril quand nous avons transmis le programme de stabilité pour l'année 2020 à Bruxelles.

À l'époque, nous nous attendions pour cette année un déficit de plus de 5 milliards du budget total. Actuellement, il semble que nous arriverons plutôt à 4,4 milliards.

Cela est surtout dû au fait que la situation sur le marché de l'emploi, grâce notamment aux mesures importantes comme le chômage partiel, ne semble plus aussi sombre que l'on aurait pu craindre pendant le confinement.

Malgré cette amélioration légère, ceci représente un déficit historique pour le Luxembourg.

Un déficit qui ne s'explique que par la crise.

D'un côté, des montants record ont été investis avec le but d'aider les gens et les entreprises pendant les derniers mois; de l'autre côté, comme dans le reste du monde, les recettes de l'État se sont fortement effondrées.

Tandis que l'année dernière, à la fin d'août, environ 60% des recettes fiscales devraient être rentrées, cette année-ci, ce n'étaient que 58%, ce qui est encore un résultat considérable.

Mais le 31 août, par rapport au même moment l'année dernière, il manquait dans la caisse des recettes un montant d'à peu près un milliard. Mais l'austérité n'est pas la bonne réponse et c'est pour cette raison qu'on a décidé de garder les investissements à un niveau élevé et même de les augmenter encore dans l'intérêt des générations présente et future.

Jusqu'en 2020, pendant des années l'investissement s'élevait à environ 3,7% du PIB; en 2021, il augmentera à 4,3% du PIB, soit à plus de 2,7 milliards d'euros.

Heureusement, le Luxembourg dispose des moyens financiers pour faire face à cette situation.

Parce que pendant les années passées nous avons assaini les finances publiques durablement.

Nous avons pu conclure 2018 avec un surplus de 528 millions d'euros, 2019 avec un surplus de 60 millions d'euros. Le Luxembourg est entré dans la crise avec des finances publiques saines.

Au Luxembourg, le triple A a été confirmé pendant la crise par toutes les grandes agences de notation, précisément en raison de sa bonne position de départ et du regain de confiance que nous avions créé grâce à une action cohérente de la politique budgétaire ces dernières années.

Oui, cette crise aura un impact sur notre dette.

Pour cette année seule, la Chambre a autorisée de nouveaux emprunts de plus de 3 milliards d'euros afin de couvrir les coûts de la crise; aussi, une autorisation avait déjà été prévue dans le budget 2020 pour un soi-disant "emprunt soutenable.

Ainsi, on aboutirait à la fin de l'année, de façon purement mécanique, à une dette de 16 milliards d'euros ou 27,4% du PIB. Cela, aussi, est un des niveaux minimaux de l'UE et même du monde entier.

Mais je me souviens bien que, lorsque, déjà en 2013, j'avais lu dans la note au formateur que si nous ne prenions pas de mesures, si nous n'assainissions pas les finances publiques, nous aurions dépassé le pourcentage déjà en 2015. Nous avons pu l'empêcher.

Avant la crise, nous étions à environ 22% du PIB, alors même sous le niveau de 2013.

De ce fait, ce n'est pas le moment d'économiser. Ce n'est pas le moment d'augmenter les impôts. C'est le moment d'investir et de remettre notre économie sur les rails.

Bien des choses - pour ne pas dire tout - dépendent de comment la situation sanitaire est aujourd'hui et comment elle continuera à évoluer.

Pour le moment, le Luxembourg maîtrise la situation. Le nombre des nouvelles infections augmente et ceci n'est définitivement pas bon et nous devons enrayer cette évolution.

Mais dans la gérance de la situation, nous profitons aussi des mesures et décisions que nous avons prises.

Cela est notamment vrai pour la grande et ample stratégie de tests. On a beaucoup parlé et écrit là-dessus.

Nous avons été critiqués et on nous a également demandé si nous n'aurions pas pu faire mieux, en testant moins et en identifiant ainsi moins de cas, et donc en attirant moins l'attention internationales.

Nous n'étions pas d'accord avec cet avis, et nous avons écouté les experts qui disaient que la clé du succès dans la lutte contre le virus était de tester systématiquement.

Jusqu'à présent, nous avons testé plus de 540.000 personnes au moins une fois au Luxembourg. Depuis l'apparition du virus, plus d'un million de tests ont été effectués dans le pays.

Dont 60% sont basés sur des tests du Large Scale Testing. Cela représente 600.000 tests, qui ont tous été effectués pour contrôler et limiter la propagation arbitraire du virus.

En outre, des groupes individuels ont également été ciblés de manière spécifique, qui, à un certain moment, ont fait l'objet d'une attention particulière. C'est le cas, par exemple, dans les secteurs économiques. Plus de 50.000 tests ont été effectués à l'aéroport. Cela nous a permis d'identifier en août et en septembre des personnes qui ont été infectées par le virus pendant leurs vacances et qui, autrement, n'auraient pas nécessairement été testées et pourraient donc continuer à propager le virus sans le savoir.

Une autre information importante est qu'au Luxembourg - si l'on considère l'ensemble de la période de crise - pratiquement le même nombre de personnes avec des symptômes mais aussi sans symptômes ont été testées. Cela signifie qu'une grande partie des personnes, que ce soit par le biais d'un contact ou du Large Scale Testing, ont pu être retirées du circuit d'infection, pour ainsi dire.

La propagation du virus a été limitée de manière efficace. Environ un tiers des personnes testées positives ont pu être identifiées grâce au travail du Contact Tracing. Le système fonctionne donc et nous nous sommes également organisés de manière à pouvoir augmenter le nombre de personnes qui y travaillent ponctuellement. L'équipe qui y travaille actuellement, et qui contacte les gens jour après jour, fait un travail extrêmement précieux qui se déroule en arrière-plan sans qu'on y prête beaucoup d'attention.

Beaucoup de choses ont changé - j'ose presque dire "amélioré" - depuis le début de la pandémie, mais permettez-moi d'utiliser ce terme avec prudence. Le fait est, cependant, que le nombre de personnes hospitalisées ou même nécessitant des soins médicaux intensifs était autrefois très élevé, puis a diminué constamment, est resté faible par la suite.

Même à la période précédant l'été - comme c'est à nouveau le cas aujourd'hui - où les infections sont en augmentation, cela n'a pas le même effet sur les hospitalisations.

Les raisons en sont différentes. Une chose est sûre: la répartition par âge des personnes infectées par le virus est beaucoup plus basse qu'au début de la pandémie. Actuellement, 5,5% des personnes testées positives sont des enfants de moins de 10 ans. Dans la catégorie d'âge des 10 à 19 ans, le taux est déjà légèrement inférieur à 17% et, parmi les personnes âgées de 20 à 29 ans, le taux est de 21%. Ensuite, le taux diminue à nouveau de manière continue et uniquement 7% ont plus de 70 ans, 3,3% plus de 80 ans.

Fin mars, l'âge moyen des personnes testées positives était de 47 ans, fin avril de 42 ans et aujourd'hui de 37 ans. On peut donc dire que les personnes âgées, en particulier, sont beaucoup moins susceptibles d'être infectées par le virus aujourd'hui qu'elles ne l'étaient au début. Ces personnes sont généralement plus attentives au virus et cela a un effet très important.

Les informations, pour autant que nous les ayons, montrent que les personnes sont infectées là où les gestes barrières ne sont pas appliqués, à savoir au domicile familial, mais aussi là où ils ne sont pas respectés.

Les mesures que nous avons prises, en particulier le fait de devoir porter un masque et le maintien des distances prescrites, ont un grand effet là où elles sont appliquées. Et c'est un point crucial. Les mesures ont un effet important - si elles sont respectées.

Nous n'avons pas besoin actuellement de mesures fondamentalement nouvelles. Le gouvernement a déclaré que nous ne voyons pas de raison d'imposer des restrictions supplémentaires à ce stade. Nous examinons actuellement la situation de très près et il se peut que nous devions clarifier certains points et modifier des ambiguïtés, mais il n'est pas nécessaire d'imposer des nouvelles mesures juridiques à ce stade.

Je ne peux pas et ne veux certainement pas exclure complètement la possibilité qu'il y ait de nouveau une situation où les choses pourraient se passer différemment. Nous ne pensons pas qu'un confinement général sera à nouveau nécessaire. Nous avons pris de l'avance aujourd'hui par rapport à il y a quelques mois, nous avons une organisation complètement différente et nous en savons beaucoup plus sur la propagation du virus, de sorte que nous pouvons également adopter une approche beaucoup plus ciblée.

Nous sommes préparés aujourd'hui. Bien préparés.

Nous nous sommes donné les moyens nécessaires pour renforcer le secteur de la santé en général et le secteur hospitalier en particulier. Nous avons saisi toutes les possibilités d'acquérir le matériel nécessaire.

Environ 90 millions de masques, 34 millions de gants jetables, 2,5 millions de gilets de protection et de vastes quantités de petits matériaux, d'autres produits et de médicaments dont nos hôpitaux avaient besoin.

Le gouvernement a installé des scanners dans quatre de nos grands hôpitaux pratiquement du jour au lendemain.

À l'époque, les hôpitaux avaient réorganisé leurs activités de telle sorte qu'il y avait de la place pour 180 patients COVID dans les unités de soins intensifs. Au plus fort de la pandémie, 45 lits étaient occupés.

En dehors des lits et du matériel, nous étions principalement dépendants de nos concitoyens des pays voisins, des frontaliers. Ils constituent un soutien important pour notre secteur de santé et de soins.

Quelque 13.000 nuitées pour le personnel de ces secteurs ont été organisées à bref délai après l'introduction des contrôles aux frontières par les pays voisins.

Nous sommes nettement mieux préparés en termes de personnel et d'organisation du personnel qu'il y a quelques mois. Nous avons mis en place une réserve sanitaire afin de disposer d'un nombre suffisant d'infirmières/infirmiers et de médecins partout où ils sont nécessaires.

Nous nous sommes améliorés sur le plan logistique au cours des dernières semaines et des derniers mois.

Depuis la fin du confinement en avril, 72 respirateurs supplémentaires ont été distribués aux 4 grands hôpitaux.

Au début de la crise, nous avions environ 223 respirateurs dans les différentes zones hospitalières, nous en avons maintenant 295. Nous avons maintenant environ 80 respirateurs supplémentaires pour les urgences dans notre stock national.

Nous avons aujourd'hui le matériel nécessaire en stock, au cas où il y aurait des goulots d'étranglement dans les prochains mois.

Nous avons tiré les leçons de la situation difficile de la première moitié de l'année et nous avons constitué une réserve stratégique - que ce soit pour notre secteur hospitalier, le secteur des soins dans les maisons de retraite, le CGDIS, les infrastructures critiques ou les services de l'État, qui doivent fonctionner en toutes circonstances.

Grâce à la solidarité et aux efforts collectifs, nous avons transporté 87 millions de masques chirurgicaux et 3 millions de masques FFP2 par avion au Luxembourg.

Quelque 60 millions de masques ont été distribués entre-temps. Environ 27 millions de masques chirurgicaux se trouvent dans notre réserve.

Les 4 grands hôpitaux de notre pays ont convenu de former une association pour gérer la réserve stratégique du secteur hospitalier et des soins. Le gouvernement soutiendra financièrement cette association.

Nos hôpitaux ont mis à profit les derniers mois pour mieux s'organiser et se coordonner entre eux afin de répartir au mieux les patients COVID. Un plan en quatre étapes a été élaboré. Pour chaque étape, le nombre de patients qu'un hôpital peut admettre en soins normaux ou intensifs a été déterminé.

L'objectif est d'assurer une répartition équilibrée des patients COVID entre les hôpitaux à tout moment, en fonction de la capacité de chaque hôpital. Il s'agit également de faire en sorte que les hôpitaux puissent poursuivre leurs activités normales le plus longtemps possible.

Si le nombre de nouvelles infections évolue de telle manière que nous nous heurtons à des goulets d'étranglement dans les cabinets médicaux ou dans les salles d'urgence des hôpitaux, nous pouvons réagir rapidement.

C'est pourquoi nous avons mis en place des infrastructures prêtes à l'emploi sur deux sites ici dans le pays - dans la capitale au Kirchberg et à Esch - afin de pouvoir traiter les patients atteints de COVID à tout moment. Les conventions nécessaires ont pu être signées récemment avec l'AMMD.

À moyen terme, des efforts seront faits pour donner aux maisons médicales une importance encore plus grande dans ce domaine.

Toutefois, si la situation change, nous devons réagir rapidement.

Nous l'avons fait dans le passé et nous continuerons à le faire à l'avenir.

C'est pourquoi nous devons garder une vue d'ensemble de la situation à tout moment. Nous le faisons grâce à un monitoring permanent, que nous avons créé dans les ministères, les administrations et les services respectifs.

Les médecins nous aident à faire le monitoring. Une convention a été signée avec l'AMMD pour mettre en place un réseau de médecins à travers le pays afin de suivre l'évolution de la grippe et de l'épidémie dans tout le pays.

Nous effectuons également un suivi avec l'aide de l'Administration de la gestion de l'eau et du Luxembourg Institute of Science and Technology, c'est-à-dire le LIST. Chaque semaine, ils analysent les eaux usées de nos stations d'épuration pour vérifier comment la présence des virus Corona se développe dans nos communes à travers le pays. Ces données sont d'ailleurs difficiles à interpréter pour l'instant car les fortes pluies ont un impact majeur sur les stations d'épuration et le virus est dilué dans les eaux usées.

Bien entendu, nous effectuons également le monitoring sur la base de tests, qui se poursuivent et peuvent être adaptés si nécessaire.

De plus, la nouvelle phase du Large Scale Testing peut désormais être réalisée de manière beaucoup plus ciblée que lors de la première phase. La stratégie consiste à tester particulièrement les groupes de la population qui sont beaucoup exposés au virus ou qui sont particulièrement vulnérables.

En outre, les tests généraux se poursuivront, mais ces informations seront traitées afin d'identifier d'éventuels regroupements dans différents secteurs, régions, catégories d'âge et, par exemple, professions. Les tests à l'aéroport se poursuivent et une solution pour des tests rapides est également en cours d'élaboration. Nous cherchons aussi constamment à trouver des kits de test plus fiables et, à partir de ce mois, nous effectuerons également davantage de tests anticorps pour surveiller l'étendue du virus au fil du temps et les endroits où l'immunité pourrait être plus forte à un moment donné - mais nous en sommes encore loin.

Nous voulons établir l'immunité principalement par la vaccination.

C'est ce que le monde entier attend et ce qui fait l'objet de recherches dans le monde entier. Le Luxembourg est fermement intégré dans ce domaine et participe aux efforts au niveau européen. La Commission européenne négocie actuellement au nom des États membres avec dix producteurs potentiels.

La procédure avec un possible fournisseur a été conclue et laisse espérer que les premières vaccinations pourraient être disponibles en décembre. Il s'agira probablement encore de quantités limitées. Ce serait alors le début d'une phase plus longue au cours de laquelle la population pourrait être vaccinée et surtout les personnes les plus vulnérables pourraient être protégées contre le virus.

Le calendrier est ambitieux et nous avons appris, même dans cette pandémie, qu'il y a des développements qui ne peuvent être prévus et qui changent au cours de route.

Cela vaut pour la recherche en général, mais aussi et surtout pour la recherche d'un médicament, où il existe à la fois des principes actifs qui ont un certain effet - en particulier le Remdesivir - mais qui ne peuvent pas être utilisés pour tout le monde et qui ont aussi des effets secondaires qui sont en train d'être étudiés. La Commission européenne achète ce médicament pour l'ensemble du marché européen et le Luxembourg est actuellement bien approvisionné au cas où il devrait être utilisé davantage.

Nous sommes dans une position favorable pour continuer à défier le virus. Mais nous sommes tous encore dépendants les uns des autres pour y arriver maintenant, mais aussi dans les mois à venir, ce qui sera particulièrement difficile. Quand il fera froid et humide dehors, les gens voudront passer plus de temps à l'intérieur et surtout du temps ensemble.

Ce sera un défi pour nous tous et nous devons continuer à faire preuve de la solidarité qui nous a accompagné jusqu'à présent dans cette crise.

Il s'agit toujours de prendre soin les uns des autres et d'accorder une attention particulière aux personnes vulnérables. Je parle bien sûr des personnes dont la santé est plus fragile, mais nous savons aussi aujourd'hui que le virus constitue également une menace particulière pour les personnes vivant dans des conditions précaires.

Dans cette optique, nous avons mis en place un service de garde médicale dans lequel médecins et associations alternent. Les personnes peuvent être examinées gratuitement, même si elles n'ont pas d'assurance maladie. S'ils soupçonnent la présence de COVID-19, ils se voient prescrire un test. Pour les mères célibataires, un médecin est disponible tous les mercredis après-midi pour les examiner, elles et leurs enfants.

Un système a également été mis en place pour les associations en contact avec des personnes en situation de précarité. Ils reçoivent des prescriptions du ministère de la Santé afin que ces personnes puissent être testées rapidement et efficacement en cas de symptômes.

De cette manière, les chaînes d'infection peuvent être interrompues à un stade précoce. Cela nous permettra également de voir à temps si la situation devient plus aiguë, afin que des nouvelles mesures puissent être prises pour offrir un abri aux personnes sans toit et leur donner la protection nécessaire.

À ce jour, les 3 structures d'hébergement disponibles depuis des mois pour cette population ne sont pas encore entièrement occupées, mais nous restons vigilants pour trouver rapidement des nouvelles solutions si le nombre de personnes infectées par le coronavirus en milieu précaire augmente. Pour l'instant, nous prévoyons également de nous rendre sur place avec notre bus de tests du Large Scale Testing afin d'analyser la situation de plus près et plus largement. En outre, une campagne de vaccination à grande échelle contre la grippe conventionnelle sera menée en décembre.